LA DAME CELESTE ET LE DIABLE DELICAT

Décembre 1982.

Il a 34 ans, elle en a 70. Il est jeune médecin, elle est une figure incontournable du monde de la danse. Lors d’une soirée de gala à l’opéra Garnier, leurs mains se frôlent… Elles ne se quitteront plus.

De cette imprévisible rencontre naîtra un amour singulier, absolu et merveilleux.

Hors des sentiers battus de l’existence, un tourbillon de grâce, de beauté et de poésie emportera ces deux âmes sœurs, par delà les épreuves de la vie et de la mort.

« Là où je vais, je vous emporte avec moi »

Bérengère Dautun

Après son premier prix au Conserva­ toire National d’Art Dramatique de Paris, elle entre à la Comédie-Française en 1964. Elle en devient sociétaire en 1972 et le restera jusqu’en 1997.

En tant que sociétaire, elle y joue tous les grands rôles.

Elle crée sa compagnie «Titan» en 2009 avec Les Cahiers de Malte Laurids Brigge, de Rainer Maria Rilke, dont elle signe l’adaptation et la mise en scène. En mai 2011, elle devient co-directrice du Petit Hébertot et y joue dans l’adaptation de «J’ac­ cuse» qu’elle a réalisée avec Xavier Jaillard.

Elle quitte le Petit Hébertot et continue le travail de sa compagnie en créant début 2013 «Louise Michel» au théâtre Le Ranelagh, puis «Comtesse de Ségur née Rostopchine», représenté au Théâtre Le Ranelagh. Elle a joué dans «Les Coquelicots des Tranchées» au Théâtre 14, spectacle Molièrisé. Puis «Je l’appe­ lais Monsieur Cocteau» au Studio Hébertot (2016) et Théâtre de la Bruyère (2017) ainsi que«Cantate pour Lou Von Salomé» à Paris et à Avignon 2018.

Alexis Neret

Lors de sa formation à l’école Jean Péri­ mony, Alexis Néret est récompensé en 2011, dès l’âge de 21, par le Prix du jury au Concours de la Ville de Savi­ gny-sur-Orge, pour son interprétation du rôle du« Petit vieux » dans « Les Chai­

-ses » d’Eugène Ionesco, mis en scène par Erick Des­ marestz. Il travaille par la suite sous la direction de Pascal Légitimus, puis met en scène« Cyrano de Ber­ gera + Ajouter une nouvelle catégorie c »Il joue également dans la Reine Margot ou dans« Coup de Feu, rue Saint Roch ». Il vient de jouer dans « La Dame de chez Maxim’s » au théâtre du Gymnase-Marie Bell dans une mise en scène d’Alain Sachs.

Passionné de cinéma, il nourrit le projet de réaliser un long métrage, à partir de son court métrage« Margue­ rite » tourné en février 2017, sélectionné ou récompen­ sé dans plus d’une vingtaine de festivals internatio­ naux, dont le Prix du meilleur réalisateur au Montreal International Wreath Awards Film Festival.

MISE EN SCENE & SCENOGRAPHIE

Stéphane Cottin

Il mène, depuis plus de vingt ans, une car­ rière singulière et protéiforme dans des uni­ vers théâtraux très variés. Son tempéra­ ment de «touche-àtout» et le hasard des rencontres l’ont en effet conduit à tenir un

un grand nombre de postes du spectacle vivant, au sein de nombreuses compagnies. Acteur, créateur lumière, créateur sonore, vidéaste, il profite de chaque expé­ rience pour enrichir une approche globale de l’artisanat théâtral sur lequel se fonde son travail de metteur en scène. Créée en 2017 et reprise en 2018, sa mise en scène de«Fratelli» de Dorine Hellier, avec Henri Cour­ seaux (déjà) et Jean-Paul Farré, a remporté un large succès public et critique aux deux derniers festivals d’Avignon. Au Studio Hébertot, il a monté avec un grand succès«Tendresse à quai, d’Henri Courseaux. Une de ses dernières créations, «Le Lauréat» au théâtre Montparnasse, a reçu deux nominations aux Molières 2018.

Du 12 avril au 23 juin 2019

Les jeudis, vendredis et samedis à 19h Les dimanches à 17h00

Note d’intention et de mise en scène :

Bien que d’inspiration autobiographique , « La Dame Céleste et Le Diable Délicat » est un récit profondément empreint de souffle et de merveilleux. De cette trajectoire si personnelle, si singulière, émane une symbolique et une humanité qui confèrent à l’œuvre la puissance d’un grand conte classique. En se rencontrant lors d’un ballet, dans ce temple de beauté et d’esthétisme qu’est l’opéra Garnier, Gilberte et Claude-Alain ne s’ouvrent-ils pas mutuelle­ ment la porte d’un tout nouveau monde, se faisant ainsi, l’un et l’autre, et dans un même mouvement, tous deux« Alice » et tous deux « Lapin blanc » ?. A la fois hymne à l’amour absolu et par­ cours initiatique, alternant légèreté et tragique, envolées esthé­ tiques et humour délicat, la pièce fait pleinement résonner en nous sa très universelle et chaleureuse humanité.

C’est cette délicatesse, cette grâce et cette universalité du conte que je souhaite m’employer à mettre en lumière.

Dans une scénographie simple mais à l’esthétique soignée, le dis­ positif de vidéo-projection sera porteur de toutes les réminis­ cences : univers du ballet, peintures du 18e, architecture, magie urbaine contemporaine, poésie visuelle, évocation de chefs d’œuvre cinématographiques, toujours au service du récit, de l’émotion, du merveilleux et bien entendu des acteurs.

Car l’essentiel réside dans les acteurs. Bérengère Dautun et Aléxis Néret , comme Gilberte et Claude-Alain devaient se rencontrer. Leur être profond s’inscrit parfaitement dans la trajectoire de leurs personnages et c’est inestimable. Je souhaite simplement les ac­ compagner sur le chemin d’une interprétation précise, à la fois for­ tement incarnée, sincère et concrète mais ne renonçant pas à em­ brasser le lyrisme et la poésie virevoltante qui surgit dans le récit à de maintes reprises. Ils en ont la souplesse et le talent.

 

D’après le roman de Claude-Alain Planchon

« La dame céleste et le diable délicat », Jacques Flament Éditions, collection Ambre 2014, prix« Hu­manisme 2015 » décerné par le Groupement des Écrivains Médecins (GEM) et le Rotary Club Inter­ national.

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