BALLETS

Soirée d’Étoiles
Le traditionnel Gala inaugurera la nouvelle saison. Précédée du magnifique Défi lé du Ballet, cette édition réunira les Danseurs Étoiles et l’Orchestre de l’Opéra national de Paris. Pas de deux et extraits des grands ballets du répertoire chorégraphique seront ainsi présentés à l’occasion de cette soirée unique.
Créations
Figure de proue de la photographie contemporaine, l’artiste plasticien japonais Hiroshi Sugimoto sonde le monde en devenir et interroge le passage du temps avec At the Hawk’s Well d’après la pièce de théâtre éponyme de William Butler Yeats, sur une musique originale de Ryoji Ikeda. Invité pour la première fois à l’Opéra national de Paris, Hiroshi Sugimoto s’associe au chorégraphe Alessio Silvestrin, ancien collaborateur de William Forsythe et au costumier Rick Owens, pour une création avec les danseurs de la Compagnie et deux acteurs Nô.
Cette création est présentée avec Blake Works I, dernière pièce de Wiliam Forsythe créée pour le Ballet de l’Opéra sur des chansons de James Blake. Se jouant à nouveau des codes classiques, la chorégraphie fusionne inventivité et pureté classique.
Après la création unanimement saluée de The Seasons’ Canon en 2016, Crystal Pite retrouvera les danseurs du Ballet de l’Opéra le temps d’un nouveau spectacle. Soixante minutes découpées en autant de séquences dansées sur une musique signée Owen Benton, fi dèle collaborateur de la chorégraphe depuis 1994. Crystal Pite insuffl e à chacune de ses chorégraphies une charge émotionnelle débordante et communicative, invitant les danseurs à dépasser leurs limites
Invité pour la première fois à chorégraphier pour le Ballet de l’Opéra, Alan Lucien Øyen s’apprête à investir la scène du Palais Garnier avec l’intense créativité qu’illustre son inspiration théâtrale et dramatique. Chorégraphe et artiste en résidence au Ballet national de Norvège, Alan Lucien Øyen est également metteur en scène et vidéaste. Il fonde en 2006 Winter Guests, compagnie pour laquelle il crée une douzaine de pièces et tourne dans plus de seize pays. Mêlant texte et mouvement, le chorégraphe s’inscrit dans la lignée du Tanztheater Wuppertal Pina Bausch, qui lui commanda une pièce en 2018. Chef de fi le d’une nouvelle génération scandinave, il off re des œuvres aussi visuelles que chorégraphiques construisant un monde imaginaire où l’illusion prime sur la réalité.
ENTRÉE AU RÉPERTOIRE
Créé en 1978 pour le Royal Ballet de Londres, Mayerling par Kenneth MacMillan fait son entrée au répertoire du Ballet de l’Opéra de Paris. Il représente, avec L’Histoire de Manon, le ballet le plus populaire du chorégraphe britannique. La chorégraphie, soutenue par la musique de Franz Liszt, traduit magistralement les émotions de personnages malmenés par l’Histoire.
Le répertoire
DEUX GRANDS BALLETS CLASSIQUES
Raymonda, créé en 1898 au Théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg sur la partition d’Alexandre Glazounov, fut l’ultime ballet narratif d’envergure de Marius Petipa. Longtemps inconnu hors de Russie, le ballet – considéré comme une encyclopédie des formes de la danse classique, est remonté plusieurs fois par Rudolf Noureev. Y associant les fastueux décors et costumes de Nicholas Georgiadis, le chorégraphe lui donne sa touche finale en 1983, lors de sa prise de fonction de Directeur de la Danse à l’Opéra.

Giselle, chef-d’œuvre et archétype du « ballet blanc  », ballet romantique par excellence, est né sur la scène du Théâtre de l’Académie royale de Musique, le 28 juin 1841. Le ballet voyage en Russie et disparaît du répertoire avant son retour en France en 1910. C’est aujourd’hui dans la version de Patrice Bart et Eugène Polyakov, fi dèle à la chorégraphie originelle de Jean Coralli et Jules Perrot, que le ballet continue de confi rmer ses premiers succès sur une musique d’Adolphe Adam et dans les décors et costumes d’Alexandre Benois – le peintre des Ballets russes.
Le spectacle, consacré à l’art de George Balanchine, réunira trois œuvres, trois chorégraphies d’ensemble de danse pure de la première période américaine du chorégraphe  : Concerto Barocco, sur les notes de Johann Sebastian Bach, Les Quatre Tempéraments, qui propose un contrepoint visuel aux variations de Paul Hindemith et enfi n Sérénade, ballet sur une musique de Piotr Ilyitch Tchaikovski.
Avec Le Parc, créé pour le Ballet de l’Opéra national de Paris en 1994, le chorégraphe Angelin Preljocaj réussit un subtil équilibre entre souffl e classique, porté par la musique de Wolfgang Amadeus Mozart et modernité de son langage chorégraphique.
Les décors ciselés de Thierry Leproust évoquent l’élégance et la délicatesse des jardins « à la française » et les costumes d’Hervé Pierre s’inspirent de ceux du siècle des Lumières.
Première pièce du chorégraphe suédois Alexander Ekman créée pour le Ballet de l’Opéra en 2017, Play revient sur la scène du Palais Garnier.
Sur une musique originale de Mikael Karlsson, ce spectacle à l’énergie communicative, interpelle le public dans un esprit festif, parfois burlesque, non dénué d’humour et de profondeur.
COMPAGNIE INVITÉE
Plus de dix ans après son dernier passage sur la scène du Palais Garnier et à l’occasion de ses 60 ans, le Nederlands Dans Theater (NDT) proposera un programme réunissant les danseurs des NDT 1 et 2. Les dernières créations des chorégraphes résidents Paul Lightfoot, Sol Léon et des chorégraphes associés Crystal Pite et Marco Goecke y seront présentées. Quatre grands noms réunis pour un spectacle de haute volée.

L’ÉCOLE DE DANSE

Les élèves de l’École de Danse s’empareront de Coppélia qui demeure l’une des œuvres les plus représentatives du ballet romantique. Tout un univers joyeux et fantastique qui s’anime dans la chorégraphie d’Arthur Saint-Léon portée par la musique de Léo Delibes. En remontant fi dèlement la version d’origine, Pierre Lacotte redonne vie au raffi nement et à la richesse de l’école française de danse. Un style enseigné aux élèves de l’École et présenté, entre autres disciplines, à l’occasion des Démonstrations annuelles au Palais Garnier.

HORS LES MURS
À l’occasion du centenaire de la naissance du chorégraphe américain Merce Cunningham, le ballet de l’Opéra national de Paris présentera Walk around Time au Théâtre national de Chaillot qui a programmé en octobre 2019, six représentations d’œuvres du chorégraphe réunissant le Ballet de l’Opéra, le Royal Ballet avec Cross Currents et le Ballet de Flandres avec Pond Way.
Le ballet de l’Opéra s’associera au Musée d’Orsay, à l’occasion de l’exposition Degas à l’Opéra, pour deux soirées exceptionnelles. Le public sera convié à un parcours chorégraphique conçu par Nicolas Paul, à une « barre chorégraphiée » dans la grande nef du musée et à participer à différentes animations inédites.

 

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1 Comment

  1. Un programme très dense et intéressant. Merci pour ces précieuses informations.

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