Depuis le 14 mars, l’activité de l’École de Danse était totalement interrompue en raison de la crise sanitaire et les quatre représentations de Coppélia de Pierre Lacotte, programmées entre le 25 et le 30 mars, ont donc été annulées.

Du côté de l’éducation nationale, tous les cours du matin (entre 8h et 12h) ont continué à distance, facilités en cela par le fait que chaque élève (tous niveaux confondus) bénéficie du prêt d’une tablette pendant toute l’année scolaire.
À noter : comme pour l’ensemble des élèves de France, les diplômes du Brevet des collèges et du Baccalauréat seront attribués sur la base du contrôle continu.

Du côté artistique, les professeurs de l’École de Danse ont également assuré une continuité pédagogique à distance. Compte tenu de l’évolution positive de la situation et de l’assouplissement progressif des mesures gouvernementales, une reprise d’activité partielle et progressive a commencé début juin au 20, allée de la Danse à Nanterre.

  • –  Le 2 juin, les élèves de 1ère et 2nde divisions filles et garçons ont repris le chemin des studios avec leurs professeurs habituels de danse classique, pour des cours d’une heure quinze, à cinq élèves, avec une arrivée décalée de 30 minutes.
  • –  Le 8 juin, les élèves de 3ème divisions filles et garçons ont rejoint leurs camarades. Pour l’ensemble d’entre eux, les cours sont passés à une heure trente, pour 10 élèves.
  • –  Le 15 juin, les élèves de 4ème division filles et garçons ont également retrouvé leurs professeurs.
École de Danse de l'Opéra de Paris

École de Danse de l’Opéra de Paris

École de Danse de l'Opéra de Paris

École de Danse de l’Opéra de Paris

  • À partir de ce lundi 22 juin, l’École de Danse est à nouveau ouverte à l’ensemble des élèves, dans le respect des gestes barrières et des distanciations physiques.Concernant les examens de fin d’année, qui ne peuvent bien évidemment pas avoir lieu dans le contexte actuel, un processus d’évaluation est à l’étude.
    Le concours d’entrée dans le Ballet de l’Opéra national de Paris, initialement prévu en juin, est quant à lui reporté à une date ultérieure, non encore arrêtée.

    L’anticipation des travaux conduisant à une fermeture prolongée des deux théâtres de Garnier et Bastille, n’affectera pas l’enseignement à l’École de Danse, dont la rentrée est prévue la première semaine de septembre.
    Programmées les 5, 6 et 19 décembre 2020, les « Démonstrations », ne pourront cependant pas se dérouler comme prévu au Palais Garnier.

RETOUR SUR LOPERACHEZSOI AVEC L’ÉCOLE DE DANSE DE L’OPÉRA

Pendant le confinement, l’École de Danse de l’Opéra national de Paris a répondu à l’invitation de la Royal Ballet School de Londres qui a proposé à six écoles de ballet internationales (la San Francisco Ballet School, la Canada’s Ballet School, l’École de danse de l’Opéra national de Paris, la Royal Danish Ballet School et la Dutch National Ballet Accademy) de travailler avec la chorégraphe Didy Veldman à explorer le thème de la restriction physique sous la forme d’un défi chorégraphique créatif.

Ce projet regroupe 120 jeunes danseurs issus de 23 pays qui travaillent par groupes de 16 à 25 élèves formés en fonction des 13 fuseaux horaires dans lesquels ils se trouvent.

11 filles et 11 garçons de 1ère division de l’Ecole de Danse de l’Opéra participent à cette aventure dont le résultat n’est pas encore finalisé.
Sur ces 22 élèves, six sont actuellement dans leurs familles à l’étranger (1 au Canada,1 en Italie, 2 en Espagne, 1 en Suède et 1 en Serbie).

 

LA ROYAL BALLET SCHOOL DE LONDRES PROPOSE UNE RÉPONSE CHORÉGRAPHIQUE AU CONFINEMENT

SIX ÉCOLES DE BALLET INTERNATIONALES TRAVAILLENT À EXPLORER LE THÈME DE LA RESTRICTION PHYSIQUE AVEC LA CHORÉGRAPHE DIDY VELDMAN.

 

La Royal Ballet School a invité San Francisco Ballet School, la Canada’s Ballet School, l’École de danse de l’Opéra national de Paris, la Royal Danish Ballet School et la Dutch National Ballet Accademy à la rejoindre dans un défi chorégraphique créatif destiné aux élèves d’écoles de danse en confinement.
Partout dans le monde, les danseurs s’adaptent à leur nouvelle situation. Des corps aux capacités physiques phénoménales font l’expérience de l’enfermement et des possibilités limitées de contact et d’espace. Ce projet sans titre, dirigé par la chorégraphe Didy Veldman, explore de manière créative les possibilités offertes par ces restrictions, en utilisant la vidéoconférence pour réunir plus de 120 jeunes danseurs issus de six des meilleures écoles de ballet au monde.

Le Clavier bien tempéré de Johann Sebastian Bach est l’une des sources d’inspiration du projet. Cet ensemble de préludes et de fugues pour clavier a été conçu comme un exercice pédagogique, permettant aux claviéristes de travailler les accords, les gammes et les arpèges de chaque touche. Didy Veldman espère traduire en mouvement les subtilités de ces pièces.

Les danseurs travaillent en six groupes, chacun comprenant entre 16 et 25 élèves de plusieurs écoles qui auront l’occasion de chorégraphier en collaboration avec Didy Veldman. Les danseurs s’entraînent dans des environnements très différents à travers 23 pays qui vont du Danemark à l’Australie en passant par les États-Unis, ce qui représente un défi logistique de taille. Des groupes ont ainsi été formés en fonction des 13 fuseaux horaires dans lesquels les élèves se trouvent.

« Je suis enchantée que six grandes écoles internationales soient si enthousiastes autour de ce projet expérimental. J’ai hâte de partager ce moment unique avec de jeunes danseurs du monde entier, et j’espère traduira à la fois une expérience créative précieuse et un sentiment puissant de la force de la communauté internationale du ballet. À une époque où les élèves des écoles de danse doivent être séparés les uns des autres, je suis ravie de leur proposer une manière d’exprimer cette séparation et leur nouvelle relation au monde à l’heure actuelle. »

Didy Veldman

« Ce projet est né d’une idée simple afin d’aider nos élèves à maintenir leur créativité et leur motivation pendant le confinement en s’attaquant, en plus de leur formation, à un projet créatif qui explore leur nouvelle situation. L’idée de Didy Veldman a pris racine et j’ai été ravi de la développer avec quelques directeurs d’écoles internationales remarquables et solidaires, qui partageaient le désir de maintenir la créativité dans leurs programmes. Nous sommes en pleine crise mondiale et il semble naturel que notre réponse soit de nous unir. Cette collaboration est extrêmement positive au regard de notre situation très difficile. »

Christopher Powney, Directeur artistique de la Royal Ballet School

Les pièces seront développées au cours des prochaines semaines et les élèves se filmeront eux-mêmes et soumettront régulièrement leurs images. La manière dont le projet sera présenté ou exécuté est encore inconnue, et il est souhaitable qu’à travers ce processus de création, les élèves puissent aider Didy Veldman à trouver la plateforme la plus adaptée.

Tenez-vous au courant du projet sur notre site internet news webpages, et sur nos comptes Twitter, Facebook et Instagram.

Pour plus d’information, merci de contacter :

Helen Carney

Responsable du marketing et de la communication The Royal Ballet School helen.carney@royalballetschool.org.uk

DIDY VELDMAN

Directrice artistique, chorégraphe et professeur de danse contemporaine néerlandaise Didy Veldman a été formée à Amsterdam. Elle a dansé avec le Scapino Ballet, le Ballet Genève, la Rambert Dance Company, et a cofondé la compagnie Alias en 1992. Elle a commencé à chorégraphier en 1987, créant des œuvres pour les quatre compagnies. Didy Veldman quitte la Rambert Dance Company en 2000 pour se concentrer sur sa carrière de chorégraphe et créée plus de 45 œuvres pour 27 compagnies internationales, dont le Birmingham Royal Ballet, le Goteborg Ballet et les Grands Ballets Canadiens de Montréal.

En 2016, elle a créé Humanoove, sa propre compagnie de danse, , avec le soutien de l’Arts Council England et de donateurs privés. Elle réalise deux longs métrages, qui ont fait l’objet de diffusions nationales et internationales.

Didy Veldman apprécie de travailler avec les étudiants et a enseigné et créé pour des écoles internationales, notamment la Royal Ballet School, l’English National Ballet School, la Rambert School, la Dutch National Ballet Academy et la Palucca Hochschule à Dresde.

Elle est, avec Milton Myers, la directrice du programme contemporain de The School at Jacob’s Pillow. Elle a participé à de nombreuses reprises au Prix de Lausanne en tant que professeur et chorégraphe contemporaine

LA ROYAL BALLET SCHOOL

La Royal Ballet School est l’un des plus grands centres de formation de ballet classique au monde qui, depuis des générations, a produit des danseurs et des chorégraphes de renommée internationale. De Margot Fonteyn, Antoinette Sibley, Anthony Dowell, Anya Linden, Darcey Bussell et Kenneth MacMillan, à une nouvelle génération qui fait actuellement son succès sur la scène mondiale – Matthew Ball, Lauren Cuthbertson, Francesca Hayward, Steven McRae, Yasmine Naghdi, Edward Watson et Christopher Wheeldon pour n’en citer que quelques-uns.

L’admission à l’École est uniquement basée sur le talent et le potentiel, indépendamment des capacités académiques ou des circonstances personnelles. Actuellement, 88 % des étudiants dépendent d’un soutien financier pour fréquenter l’École.

La mission de l’école est de nourrir, former et instruire de jeunes danseurs exceptionnels pour les compagnies du Royal Ballet et d’autres grandes compagnies britanniques et internationales et d’inspirer l’avenir de la formation du ballet classique

Son vaste programme de formation vise à élargir l’accès aux ressources uniques de l’École du Royal Ballet aux élèves des écoles primaires, aux professeurs de danse et au grand public.

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