C’est maintenant officiel, l’Élysée a choisi Alexander Neef pour succéder à Gérard Mortier en 2021. L’annonce a été faite à l’issue du Conseil des ministres de ce jour. Évitons les commentaires et les clichés style « c’est le disciple de Gérard Mortier » qui était lui-même « le disciple de Rolph Liebermann ». Attendons sa première conférence de presse et ses premières propositions. Son travail – peut-on imaginer – consistera surtout à moderniser cette administration et ses antiques habitudes qui ne correspondent pas toujours aux réalités du jour. Le travail est difficile avec ces deux salles, Garnier, bien vieillotte dans sa conception, et la Bastille, immense, dont la scène, et ses satellites beaucoup trop grands,  se révèlent aujourd’hui eux aussi trop années 80, face aux possibilités techniques apparues ces dix dernières années, qui ne vont d’ailleus pas cesser d’évoluer. Il est vrai qu’il y aura toujours des spectateurs qui ne s’intéressent pas du tout aux voix. Vous en avez certainement rencontré, ces nouveaux visiteurs qui trouvent une production réussie uniquement si la ferraille des décors dépasse les 100 tonnes, et si le metteur en scène piétine et trahis toutes les intentions du compositeur. Finalement, pour Alexander Neef , le travail est bien simplifié, cette génération a été rendue complètement sourde par les excès du rock hard heavy metal. Il faut aussi attendre les propositions d’Alexander Neef pour le Ballet. A Toronto, l’Opéra n’a pas de ballet. L’excellent Ballet National Ballet of Canada, dirigé par la légendiaire Karen Kain est complètement indépendant. Faisons  confiance à Alexander Neef, il est intelligent et cultivé. Michel Odin

 

 

 

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