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Texte en exclusivité pour le site dansermag.com
Photo : DR
Carolyn Carlson est née le 7 mars 1943 à Oakland (Californie) de parents d’origine finlandaise.
Après avoir suivi des cours à l’école du San Francisco Ballet, elle obtient en 1965 un Bachelor of Fine Arts in Modern Dance, and Minor in Theatre de l'université d'Utah. Répondant à une sollicitation d’Alwin Nikolais qu’elle a rencontré durant sa formation, elle rejoint New York. En 1965, rentre à l’Alwin Nikolais Dance Theatre.
Rapidement Carolyn Carlson devient Lead Solist, statut qui n’avait jusqu’alors jamais existé chez Nikolais, et réalise ses premières chorégraphies. En 1968, la compagnie Nikolais est à Paris. Elle a été invitée avec sa pièce Imago au festival international de danse, Carlson y reçoit le prix d’interprétation et découvre la capitale. La collaboration avec Nikolais dure jusqu'en 1970. Carlson, qui développe de plus en plus ses propres travaux décide de s’éloigner. Elle rejoint Paris et la compagnie d'Anne Béranger, où elle prend une place importante en créant Rituel pour un rêve mort en 1972, mais, assez déçue, part s’installer à Londres où elle enseigne.
En 1973, pour la soirée hommage au compositeur Edgard Varèse, Rolf Libermann, directeur de l'Opéra de Paris, lui commande un solo, Density 21,5, et en 1974, lui demande de le rejoindre. Il la nomme étoile- chorégraphe. Elle crée alors le GRTOP (Groupe de Recherche de l'Opéra de Paris). La structure fonctionne près de cinq ans et permet la création d'une quinzaine de pièces et d'improvisation de la chorégraphe.
En 1980, au départ de Libermann, Carolyn Carlson est invitée à Venise. Elle y fonde le Teatro Danza di Carolyn Carlson avec un certain nombre de ses interprètes parisiens (Larrio Ekson et Jorma Uotinen) et un nouveau groupe de danseurs. Mais c’est un solo, Blue Lady (1983) qui marque l’époque.
En 1985, elle revient s'installer en France, au Théâtre de la Ville (Paris). Elle alterne alors les créations (Still Waters, 1986, Dark, 1988; Steppe, 1990), avec les invitations et les tournées. Au cours de celles-ci, elle se livre fréquemment à des improvisations où ses qualités d'interprète lui valent un très vif succès.
En 1991, elle s’installe en Finlande, de 1994 à 1995 prend la direction du Ballet Cullberg à Stockholm et revient à Paris pour quelques coups d’éclat, dont Signes (1994) fameuse création pour le Ballet de l’Opéra de Paris. Puis elle retourne à Venise, comme directrice du secteur danse de la Biennale de Venise de 1999 à 2002, et créant Light Bringers (2000), Writings on Water (2002). Parallèlement, elle ouvre l’Atelier de Paris-Carolyn Carlson en 1999 à la Cartoucherie, avec le soutien de la Ville de Paris.
En 2004, elle devient directrice du Centre chorégraphique national Roubaix-Nord Pas de Calais, installé à Roubaix. C’est là qu’elle renoue avec les grandes œuvres-fresques comme Eau (2007).
Le travail de Carolyn Carlson explore largement l'improvisation. « L'intuition poétique se développe en idée chorégraphique sur laquelle je travaille longuement avec mes danseurs » explique-t-elle et ses spectacles sont construits comme des sortes de puzzles. Son style va marquer profondément les jeunes chorégraphes, tout particulièrement en France et en Italie.
Philippe Verriele
Voir aussi la vidéo :
Carlson et Bartabas montent un spectacle mêlant...
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