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Texte en exclusivité pour le site dansermag.com
Frédéric Flamand est né le 9 septembre 1949 à Etterbeek, commune limitrophe de Bruxelles et s’est formé au théâtre. Mais en 1969, il fonde avec son frère Frédéric Baal (de son vrai nom Charles Flamand) le Théâtre laboratoire Vicinal qui se situe dans le droit fil des recherches de Jerzy Grotowski. Il s’intéresse alors au théâtre gestuel et visuel, participe aux créations collectives et met en scène plusieurs spectacles.
Des débuts belges
En 1973, à Bruxelles, avec quelques amis, il inaugure le Plan K. Structure plus que compagnie qui veut étudier les relations entre différentes disciplines : le théatre, la danse, les arts plastiques et l'audiovisuel. Il choisit de présenter ses spectacles dans des lieux non théâtraux. Ce goût des espaces atypiques est exacerbé, quand en 1979, Frédéric Flamand s’installe dans la « Raffinerie » friche industrielle qui devient l'univers de création de ses spectacles. Il y collabore avec de nombreux artistes, et s'oriente de plus en plus vers un éclatement de la représentation.
Sa démarche commence à être reconnue et se rapproche de plus en plus de la chorégraphie. If pyramides were square où des danseurs s’affirmaient reçoit le prix du meilleur travail théâtral étranger en 1986 à Mexico et Gérard Mortier, qui dirige alors l’Opéra Royal de la Monnaie, à Bruxelles, lui passe commande. Frédéric Flamand travaille alors avec Fabrizio Plessi, plasticien spécialiste des médias pour une trilogie dont l’ambition est de balayer toutes l’histoire des relations de l’homme à la technique. La Chute d’Icare (1989) va parler de la confrontation entre le corps et la technologie, Titanic (1992) de l’engloutissement de tout ce qui faisait l’univers des artefacts du monde, Ex-Machina (1994) et sa spectaculaire fonte de décors en 3D, signait la dilution du corps dans le technologique.
En route vers la danse
Frédéric Flamand va totalement basculer vers le monde chorégraphique et en 1991, il est nommé à la tête du Ballet de Wallonie qu'il rebaptise Charleroi/Danses(comprenant la compagnie Charleroi/danses-Plan K et le Centre Chorégraphique). Il organise également une Biennale Internationale de la Danse en 1992, qu’il inaugure avec Titanic, où l'on retrouve les danseurs du Plan K et ceux de la nouvelle troupe.
C’est à partir de Moving Target (1996) que le chorégraphe commence cette collaboration avec les architectes qui marque sa démarche. Après Diller + Scofidio (également dans EJM1/Muybridge –1998- et EJM2/Marey créé pour le Ballet de l'Opéra de Lyon –1998), ce sera Dominique Perrault, Zaha Hadib, et plus surprenant, Le Corbusier (La Cité radieuse –2005). Mais entre temps, continuant son mouvement vers la danse, Frédéric Flamand est devenu, en 2004, directeur du Ballet de Marseille, ce que rappelle Metapolis II (2006 reprenant et modifiant profondément Metapolis 1 –2000- toute deux collaborations avec Zaha Hadid qui construit l’immeuble symbole du Marseille futur).
Avec le plasticien chinois Ai Weiwei, pour La Vérité 25 fois par seconde (2010), il inaugure un nouveau cycle.
Il a été nommé directeur de la biennale de danse de Cannes pour les éditions 2011 et 2013.
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