d’Alban Richard
Saint-Ouen/Espace 1789

Les Percussions de Strasbourg jouent d’abord l’une des quatre parties de Pléiades, composé pour cet ensemble par Xénakis en 1979. Suit une section dans le silence pour six danseurs, avant que la chorégraphie, surtout tramée de marches et de courses, et la musique, ne se mêlent sur les trois autres parties.
Dans un espace reconfiguré plusieurs fois, Alban Richard bâtit une solide architecture, hypnotique, sérieuse et ludique à la fois. Croisées, décroisées, enroulées, dévidées, les trajectoires des danseurs fascinent par leur savante composition. Cependant, hors les marches, la gestuelle ne facilite pas l’adhésion : souvent saccadée, elle n’introduit pas dans les corps la résonance des instruments. Un parti pris abrupt (abrupt est aussi le nom de la compagnie) à surmonter pour voguer dans cette constellation sonore et visuelle.
Michel Barthome
| < Précédent | Suivant > |
|---|




