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 Ratmansky à l'Opéra de Paris

 Paris/Opéra Garnier

critique2

Louée soit Aurélie Dupont ! Son charme, sa danse à la fois aérienne et sensible jusqu’au bout des ongles, son incroyable suspension, ont littéralement envoûté le Palais Garnier et sauvé une pièce qui, sans elle, aurait sombré dans l’ennui.

 

 

Desservie par des décors – signés Karen Kilimnik – et des costumes – dus à Adeline André – du dernier kitsch, peu aidée par une chorégraphie brouillonne dans ses lignes comme ses ensembles, la création mondiale d’Alexis Ratmanski, Psyché, sur la musique de César Franck pour le Ballet de l’Opéra de Paris n’a été rattrapée que par le duo voluptueux entre la Psyché d’Aurélie et l’éros de Stéphane Bullion (notre photo), ce dernier plus athlétique que réellement sensuel. En comparaison, la Phèdre de Serge Lifar donnée en ouverture de programme, incarnée avec puissance par Marie-Agnès Gillot avec le concours gracieux d’Alice Renavand en Œnone, semblait au moins plus cohérente dans sa pure esthétique années cinquante.

Isabelle Calabre

Photo L. Philippe