Sébastien Ramirez et Honji Wang : Monchichi
Encore jamais vus dans la capitale, Honji Wang et Sébastien Ramirez donnent une première création très métissée.
D’origine coréenne, Honji (Hyun-Jung) Wang a grandi en Allemagne. D’origine espagnole, Sébastien Ramirez vit entre Perpignan et Berlin. Les deux se sont rencontrés dans un atelier chorégraphique. Aujourd’hui, ils sont un couple. Ensemble, ils parlent quatre langues maternelles, mais n’en partagent aucune. Aussi, la danse est leur langage commun à travers lequel ils ont commencé à communiquer.
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Photos : D. Korell |
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Monchichi parle de ça, exactement. Il arrive que la parole fuse, dans tous les sens et en cinq langues, dans des tableaux théâtraux qui misent sur l’autodérision, dans une approche ludique des questions d’immigration. Si la cacophonie burlesque explique le pourquoi de cette création, le comment passe avant tout par le mouvement. Le couple transculturel traverse des images dansées plus poétiques les unes que les autres. Les modes d’expression se mélangent, mais pas les identités de yin et de yang. Voilà Honji, au corps musical et presque végétal, dans son lien ombilical avec le pays du matin calme. Et Sébastien, avec ses mouvements plus saccadés, se pose en tronc. Ensemble, cela donne un arbre et celui-ci forme des branches, de la danse-théâtre (Allemagne oblige) au hip-hop, leur point de départ partagé. Et n’en déplaise aux chantres de la fermeture des frontières, ces deux artistes dansent la réalité et l’avenir de nos villes. Mais grâce à son humour, Monchichi n’est jamais didactique. Au contraire, comme son titre l’indique (une référence aux petites poupées-singes), on y prend plaisir à tout âge.
Thomas Hahn
Du 27 au 31 mars site
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