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Opéra de Paris – Saison 2017-18 du Ballet

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Entrée

Geste de courtoisie, Stéphane Lissner a laissé Aurélie Dupont présenter la prochaine saison de ballet, avant de reprendre la parole pour celle de l’Opéra. Non sans avoir pris soin de préciser avant de lui laisser la parole, que le mécénat représente 40 % du budget des créations et que de nouveaux mécènes viennent encourager le ballet.

 

Aurélie Dupont

Aurélie Dupont a changé son apparence. Nous sommes dans le style Colette qui n’est pas sans charme : cheveux à la juste longueur, bouclés aux teintes mêlées chipées au faisan de colchide, joli corsage blanc au bustier froufroutant, visage reposé, souriant, où pointe la malice, Colette vous dis-je.
Aurélie Dupont a gagné de l’assurance, et surtout, de la sérénité. Les stress de l’arrivée à la direction du ballet sont oubliés. Subitement, je ressentis une impression étrange, celle de me trouver devant une ballerine qui dégage, par la grace de son sourire, de sa silhouette, une sorte de parfum mystérieux, cette fragrance rare, sui generis du Ballet de l’Opéra, ce parfum que l’on recherche, que l’on poursuit, qui peut nous embellir, mais aussi, nous déchoir. Plus simplement, je me dis, enfin une vraie direction artistique dans cette Maison !
Première annonce, un addenda à la saison en cours. Gala en l’honneur d’Yvette Chauviré, le 22 avril, jour du centenaire de sa naissance. À programme, quatre ballets où s’est illustrée cette légendaire ballerine de la Maison, Mirages, Suite en blanc, La Mort du Cygne et le Grand Pas classique d’Auber qu’elle a créé en 1949 en dehors de l’Opéra.

Les premiers mots d’Aurélie ont été pour nous ouvrir son cœur : « Lorsque je suis arrivé, j’ai trouvé les danseurs déçus, je les ai sentis pas assez solidaires entre eux. Depuis un an, ils sont solidaires, ils défendent la même cause. Le Ballet Classique se perdait, j’ai tenu à ce qu’il revienne à l’honneur. Il y aura donc à l’affiche, Don Quichotte, Onéguine, et La Fille mal gardée.
J’arrive à un moment où beaucoup d’Etoiles vont partir. J’ai la responsabilité de former des danseurs Etoiles, physiquement, moralement et artistiquement.
La danse contemporaine est importante. Un danseur se doit de goûter à tout. Il faut s’ouvrir et prendre des risques. J’ai mes souvenirs et mes préférences, mais je dois penser à l’évolution artistique de chaque danseur. IL faut leur donner le goût du risque. »

 

18 mai 2018
Au programme donc le 18 mai 2018 : une nouvelle version pour l’Opéra de The Art of notLooking back, de Hofesh Shechter, qui a selon Aurélie, une technique très spéciale, la reprise de la création de Crystal Pite, The Seasons’Canon, et puis… Aurélie avoue : « J’ai envie d’inviter des jeunes chorégraphes, prenons un risque avec Ivan Perez. Je ressens un accord très fort avec son ambiance artistique ». Il composera le troisième ballet de la soirée, qui sera précédé par un spectacle dans les parties publiques, concocté par James Thierrée.
Le 4 décembre, création du bouillonnant suédois Alexander Ekman sur une musique de Michael Karlson.
Le 23 février, il y aura une soirée Ravel : Daphnis et Chloé de Millepied suivie du Boléro de Béjart.
« Pour l’avoir dansé, je peux vous dire qu’une fois que l’on a été sur cette table rouge, on ne danse plus jamais pareil. Je suis très heureuse d’avoir pu obtenir les droits pour l’Opéra ».

À propos des danseurs qui partent en retraite : « Je trouve que c’est bien de laisser le choix du Ballet qu’ils souhaitent danser ». Donc Marie Agnès Gillot partira avec, curieux choix, l’Opéra Orphée et Eurydice de Gluck, et Hervé Moreau, avec Roméo et Juliette.
Le 21 septembre, il y aura un gala d’ouverture : Trois Gnosiennes de van Manen, le Faune de Sidi Larbi Cherkaoui st Diamants de Balanchine.
Suivront le 26 septembre, Agon de Balanchine, le Sacre du printemps de Bausch, et une création d’un chorégraphe qu’Aurélie Dupont aime beaucoup : Saburo Teshigawara.

Hans van Manen
use, là où il était accepté ! Il y a une dizaine d’autres chorégraphes dans son cas.

Dernières précisions : une tournée au Japon en février prochain. « Je danserai pour la dernière fois dans Daphnis et Chloé » et à la fin de saison 2018, grande tournée à Chicago, une semaine, et New York, deux semaines.

Une seule chose inquiétante : il faudra bien un jour remplacer les productions de Noureev qui se font poussiéreuses. Pour le moment, personne n’en parle.

En attendant, poussons un ouf de soulagement: le Ballet a su tourner définitivement la page des méchantes années. Elles sont loin derrière nous ; oubliée l’atmosphère garde-chiourme. Bonne continuation pour Aurélie… et pour chaque danseur ! Michel Odin

 

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